Samedi 31 octobre 2009
6
31
10
2009
21:23
- Maman?
- ...
- Mamaaaan???
- ...
- MAMAAAAAAN!!!!
- Quoi???
- Est-ce que je peux regarder la télé?
- Mais!!! Tu me déranges pour ça???? Ne vois-tu pas que je suis occupée?
- Ben... quand t'auras fini ton livre...
- Il me reste encore 150 pages et ensuite j'ai le tome 3 à lire alors... tu risques d'attendre longtemps...
- Maman?
- Mmmmmm?
- Tu peux me sortir les playmobils?
- ...
- Maman?
- Mmmmmm?
- Tu peux me...
- Mais oui, attends... j'ai compris!!!
- Ok...
- ...
- Maman?
- Aaaaaaah!!!!! On ne peut même plus lire tranquille dans cette maison!!!!
- Maman?
- PARDON?
- J'ai dit "maman"!
- C'est ce que j'ai cru comprendre, mais pourquoi à moi?
- Parce que t'es ma maman!
- Moi???? Et depuis quand?
- Ben... depuis que je suis né...
- Ah...
- ...
- Non... je ne m'en souviens pas du tout!!!!
Il est temps... il est vraiment grand temps que je termine les Millenium...
Publié dans : Lectures
-
Recommander
6
Mercredi 28 octobre 2009
3
28
10
2009
21:29
Lorsque les temps sont durs et que plus rien ne va et que passer à travers une journée en donnant le change aux enfants et en
souriant à tout le monde est extrêmement épuisant, il est bon d'avoir une occupation enveloppante, un passe-temps tournant à l'obsession, demandant une telle concentration que le reste s'enfuit
vers on ne sait quoi, quelques instants... un moment de répit... et quand on est au régime on ne peut pas se réfugier dans le réconfort d'une énorme tablette de chocolat aux amandes...
C'est en cherchant ce genre de distraction fascinante que je suis tombée un soir, en furetant dans ma bibliothèque, sur le premier tome de la trilogie Millenium de Stieg Larsson...
Je n'ai pas envie de vous raconter l'histoire, je n'ai pas de mots pour vous expliquer à quel point c'est prenant...
Tout ce que je peux vous dire est que j'ai du mal à m'en détacher et que je cherche les occasions de m'y replonger, laissant libre cours à une passion obsessionnelle pour les personnages de ce
roman qui, une fois refermé et reposé sur l'étagère, a galamment passé le relais au tome 2 que je suis en train de lire...
J'ai mis trois jours à dévorer le premier à grosses bouchées gourmandes, sans prendre le temps de titiller, de suçoter, je l'ai englouti voracement et si rapidement que si je n'avais pas eu le
deuxième sous la main j'aurais pu commettre un acte irréparable...
Et lorsque le second volet sera engouffré? Hein??? Vous croyez que je me laisserai couler au fond du gouffre????
Ah aaaah!!!! Non!!!! J'ai le troisième gros bonbon qui me fait de l'oeil chaque fois que je frôle la bibliothèque d'une hanche encore rebondie mais qui fait des progrès... Je le regarde
furtivement, sans qu'il le remarque... mais je salive déjà en me disant que bientôt il sera à ma merci...
Et ensuite???
Ben... on verra... Peut-être qu'on ira mieux!!!
Publié dans : Lectures
-
Recommander
4
-
Vendredi 24 avril 2009
5
24
04
2009
15:40
C'est un
titre que j'avais croisé d'un oeil fureteur dans quelques brocantes, mais qui ne m'avait jamais accrochée jusqu'à ce que ma copine Véro me le conseille vivement, y allant de quelques arguments
convaincants; entre autres elle affirmait qu'elle l'avait lu plusieurs fois, toujours avec la même fougue, en quelques heures seulement et que c'était toujours aussi satisfaisant, voire plus
encore...
Je l'ai donc emmené avec moi, et l'ai laissé un peu prendre la poussière, me consacrant plutôt aux ouvrages que la médiathèque m'avait gracieusement prêtés... jusqu'au jour où l'amie en question me
demande des nouvelles de ma lecture... Au milieu de ma transpiration abondante, je balbutiai un aveu malodorant, expliquant maladroitement que je n'avais pas encore commencé à consommer ce
recueil...
... ce que je m'empressai de faire sitôt de retour chez moi, histoire de faire un peu oublier ma négligence...
Je dois avouer que j'ai eu du mal à accrocher au début... Tout est mis là, brutalement, sans enrobage, en phrases courtes, haletantes, descriptives d'une réalité sans fard...
Je suis restée là, assistant à l'assassinat d'une mineure par son amant d'un soir parfaitement au courant de sa séropositivité mais n'ayant pas la conscience éthique suffisante pour protéger sa
partenaire.
Puis je me suis prise d'affection pour cet homme que je ne trouvais pas sympathique, mais que je m'habituais à voir évoluer... j'ai apprécié le côté cru de sa narration qui me tannait un peu au
début, j'ai détesté cette gamine hystérique et manipulatrice, dont la présence redondante finit par écoeurer; qu'elle se tue, qu'elle fasse ce qu'elle veut mais qu'elle disparaisse, cybole... alors
qu'au départ elle m'inspirait de la sympathie, voire de la pitié...
La dualité se jouant au sein des expériences de Cyril Collard est très, très intéressante en ce qu'elle apporte un questionnement certain... Il aime faire l'amour à Laura, vivre des nuits
fougueuses en compagnie de cette jeune fille... mais il n'est dépendant que de l'amour des garçons, alors que c'est elle qui le relance... le plus souvent...
La plume de Collard ne m'attire pas particulièrement, je dirais que ce n'est pas un genre qui m'accroche, mais la profondeur de son idée me touche. La Kheira vengeant son fils à coups de couscous
enrobé de magie noire m'a subjuguée... j'étais entièrement de son côté.
J'ai été dérangée par les soupçons de Cyril envers Samy, son idée qu'il fait peut-être dans la pure violence... et que ça perturbe à peine l'auteur, lui amenant des questionnements mais sans plus,
sans vouloir aller au fond des choses, ce que je n'aurais pu m'empêcher de faire dans ces circonstances....
Au fond, ce livre n'est pour moi qu'un témoignage intéressant de l'expérience de quelqu'un, "homosexuel" ou non, qui mourra du sida comme il a vécu, à fond, sans se soucier ni du mal ni du bien, en
vivant ses expériences de façon égocentrique.
Ni sympathie ni amertume profonde, je lis, je reste en-dehors, j'apprécie les bons moments, les quelques jolies phrases. Merci du partage...
Publié dans : Lectures
-
Recommander
2
-
Mardi 27 janvier 2009
2
27
01
2009
14:13
Tempe Brennan, anthropologue judiciaire, partage son temps entre la Caroline du Nord et le Québec où elle est régulièrement appelée lorsque le besoin de son expertise se fait
sentir.
A Montréal, au sous-sol d'une pizzeria, des ossements humains sont découverts. Alors que les flics tendent à croire qu'il s'agit de restes vieux d'un siècle ou plus et donc que l'affaire est loin
d'être prioritaire, Tempe n'est pas de leur avis et son acharnement finit par payer en levant le voile sur une affaire des plus horribles...
A travers les bouleversements de l'enquête, l'amie déprimée, le prétendant douteux mais hautement inspirateur de libido et le flic hautain et misogyne, Tempe parcourt les rues de Montréal, le musée
Pointe-à-Callière, le marché Bonsecours, et dresse un tableau appréciateur et fidèle à mes souvenirs de cette ville cosmopolite et fascinante.
Un livre que je conseille à tous les amateurs de bons romans policiers... ou à ceux qui aimeraient se plonger dans un Montréal vu par une américaine! J'ai particulièrement apprécié ses descriptions
de l'hiver québécois... drôles et pourtant justes!
Publié dans : Lectures
-
Recommander
7
-
Dimanche 11 janvier 2009
7
11
01
2009
10:41
Qu'arriverait-il si, un beau matin, les adultes se réveillaient dans un
monde déserté par tous les enfants? Que devient le petit garçon fuyant la réalité trop horrible dans le monde de la littérature? Comment vit-on sa
différence dans le sac d'une écolière?
C'est à travers ces 20 petites histoires que j'ai visité quantité de mondes ou de situations intrigantes me
faisant passer tour à tour par nombre d'émotions allant de l'humiliation de la fée dédaignée pour son incapacité ou le petit âne apprenannt à s'apprécier comme il est au lieu de toujours chercher à
se changer.
J'ai eu mes préférées. J'ai beaucoup moins aimé les genres de petits poèmes... Ils n'arrivaient pas à me toucher. Pourtant les contes - parce qu'il s'agit bien au fond de contes pour adultes -
m'ont toujours plu et c'est avec une grande coopération que je les laisse me faire croire à des mots improbables et difficilement prononçables ou des personnages incroyables...
Parfois naïf, parfois sérieux, le regard de Philippe Claudel sur le monde est amusant et souvent émouvant.
A lire entre deux romans... avec candeur...
Publié dans : Lectures
-
Recommander
3
-
Mardi 6 janvier 2009
2
06
01
2009
20:50
Ann vient à Paris à la recherche de ce qui reste des souvenirs des quelques mois passés dans l'entourage de sa
famille maternelle...
Ann, l'américaine, se souvient... de l'émotion ressentie en rencontrant sa tante pour la toute première fois... de sa cousine Annette, fraîche, pimpante et si belle que son propre mari à elle, Ann,
avait été subjugué...
Elle se souvient de la crainte que tous partageaient... alors que la France était envahie de réfugiés polonais que la guerre faisaient fuir et qui racontaient ce qu'ils avaient vécu.
Ann se rappelle de sa peur qu'une guerre se déclenche entre l'Allemagne et la France, mais à l'époque un conflit plus personnel se déroulait en elle... l'intérêt de Jeff, son époux, envers sa
cousine avait peu à peu évolué et s'était transformé en passion... pour finir par un genre de ménage à trois qu'elle avait fini par accepter, contrainte, en attendant le départ vers l'Amérique.
Mais aujourd'hui, des années après la
fin de la guerre, alors qu'elle revient sur les traces de cette période à la fois horrible et merveilleuse, c'est la culpabilité qui la mène...
Parce qu'alors qu'elle et Jeff faisaient partie des ressortissants américains rapatriés par Roosevelt pendant que la guerre éclatait, elle avait tout fait pour préserver avant tout son mariage...
et leur fuite vers la sécurité des Etats-Unis fut suivie de ses efforts à elle visant à retarder, jusqu'à ce qu'il soit trop tard, le sauvetage de sa cousine... en lui faisant faire un visa, ce qui
lui aurait permis d'aller les rejoindre...
L'histoire est poignante. On n'y raconte que très peu la guerre; le conflit d'Ann passe avant toute chose.
Même en période de grande instabilité politique, lorsque l'importance individuelle est remise en question... on continue à souffrir d'amour, de jalousie, du rejet et surtout de la peur d'être
seul.
La richesse des rencontres côtoie la détresse des séparations, la générosité des uns rassure le désespoir des autres et peut même être une dérive de la tyrannie exercée sur d'autres encore...
J'ai beaucoup aimé la complexité des relations tissées entre les différents protagonistes de l'histoire. La politique est survolée alors que l'histoire d'Ann est décortiquée, analysée, mise en
avant de la scène...
Et c'est à la toute fin du livre que le sentiment de culpabilité l'étouffant depuis des années prendra une dimension nouvelle...
Un livre bien écrit, très agréable à lire...
Publié dans : Lectures
-
Recommander
1
-
Vendredi 26 décembre 2008
5
26
12
2008
17:18
J'ai appris à lire en première année de primaire, comme un peu tout le monde; cependant, je frimais déjà, en
suivant du doigt un texte appris par coeur lorsque nos parents nous lisaient les histoires du soir.
Lorsqu'enfin, j'ai su comprendre les signes alphabétiques... je passais à travers le recueil scolaire de textes - très restreint - dans le premier mois et je trouvais inconcevable que d'autres
élèves aient du mal à lire en une semaine ce que moi je dévorais en une soirée!!!!
Vinrent alors, naturellement, les romans d'enfant... A 8 ans, la comtesse de Ségur me ravissait... tout autant
que les Tintin auxquels mon père a initié tous ses enfants... ainsi que les Bob et
Bobette de Willy Vandersteen!
A 10 ans, je me nourrissais des aventures du Club des Cinq, de la vie de Gulla, ou de Heïdi; puis je découvris les Hitchcock dédiés à la jeunesse dans lesquels Bob, Peter et Hannibal poursuivaient et attrappaient de dangereux malfaiteurs.
Agatha Christie, Jane Eyre, et Exbrayat peuplèrent de mystère et de romantisme l'aube de mon adolescence, et c'est avec tristesse que j'acceptai de rendre, à 12 ans, le
San-Antonio que je lisais en cachette et que l'on jugeait trop vieux pour moi...
C'est également par la littérature que j'éveillai ma personne adolescente aux mystères de la sexualité par l'achat d'un roman érotique frôlant plutôt beaucoup la pornographie; en séparant les frais
avec ma cousine du même âge que je ne nommerai que si elle me donne son accord, hihi!!!! Ah, combien d'heures de découverte lascive, à cacher le livre sous un coussin ou une couverture... quoi de
plus excitant que le plaisir coupable???
Stephen King s'est imposé très tôt dans ma vie d'adolescente pour occuper une place qu'il n'a quittée que très récemment; il y a moins de 10 ans.
J'aimais et j'aime encore avoir peur en lisant... le suspense de Salem, les heures à retenir mon souffle en tournant les pages de Ca, alors que j'étais seule à la maison, passant des nuits agitées
par la peur de poser le pied sur le sol... et qu'une main poilue aux longues griffes ne m'agrippe la cheville dans le but de m'attirer vers les profondeurs abyssales de l'enfer...
Stephen King, Peter Straub, Dean R. Koontz, Graham Masterton... puis les policiers... J'ai bien vite évincé les Mary Higgins
Clark que j'ai rangés au rang des Danielle Steel... où les histoires à l'eau de rose prennent le pas sur l'intrigue et où l'héroïne,
après s'être amourachée du mauvais homme, est sauvée in extremis par celui dont elle se méfiait à prime abord!!!
Durant plus d'un an, mon jeune frère a vécu chez moi, en compagnie de Claude-Anne, Olivier et de ma cousine Eveline; et nous lisions... C'est avec lui que j'ai découvert Tonino Benacquista et Jorge Semprun.
Au Cégep, puis à l'université, j'ai croqué avec délices dans les vies de Camus, de Proust, de Balzac et de Sartre... J'apprenais Kafka et Brod, je m'ennuyais avec Emma Bovary, pleurais ou riais avec Romain Gary comme je m'évadais, chez moi, en ouvrant
Gaston Lagaffe...
Car la BD ne m'a jamais quittée. Et si je ne la cherche pas, je suis profondément attachée à certains styles, ou personnages... Le capitaine
Haddock ou Joe Dalton, Kid Ordinn, Lambique ou encore mes héros dévoyés et souvent grivois de Fluide Glacial que j'ai collectionnés pendant mes dernières années de vie québécoise.
Aujourd'hui, ce sont pour beaucoup de nouveaux visages qui peuplent ce blog lors de mes humbles critiques littéraires. Mes amours de jeunesse se sont envolés, perdus dans le grand chambardement de
mon départ, ils ont été donnés, ou gardés dans un petit coin... peut-être...
Il m'arrive de regarder sur eBay, et de me dire que j'arriverai peut-être à me refaire une grande bibliothèque... parce que j'ai grandi dans un univers de
livres... et que je souhaite la même chose pour mes enfants... Parce que c'est en étant en contact avec des livres dès le plus jeune âge, en voyant leurs tranches colorées quotidiennement, puis en
arrivant à les déchiffrer... que l'on développe l'envie de voir, de découvrir ce que cachent ces titres, ces images et ces noms qui en viennent à faire partie de notre univers
d'enfant.
Publié dans : Lectures
-
Recommander
9
-
Echanges